La Cour des comptes au palais d'Orsay : chronique d'un drame de pierre / Jean-Michel Leniaud

Auteur principal:
Leniaud, Jean-Michel, 1951-...., Auteur
Co-auteur collectivité:
France, Cour des comptes, Comité d'histoire,
Édition :
C 2021
Description :
1 volume (151 pages) : illustrations en noir et en couleurs, portraits, plans, fac-similés., couverture illustrée en couleurs ; 24 cm
ISBN :
978-2-11-157138-9; br. Sudoc
Langue :
français
Sujets :
France Cour des comptes -- 19e siècle
Paris (France) -- Palais d'Orsay
Ouvrages illustrés
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Prêt ouvrages Bibliothèque de Sciences Po Lyon
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Bibliographie page [146]. Notes bibliographiques. Index

L'installation de la Cour des comptes au Palais d'Orsay, aux côtés du Conseil d'État, résulta d'une double nécessité. D'un côté, l'affirmation du Palais de Justice en cité judiciaire contraignait la juridiction financière à quitter un lieu, l'ancien palais des rois médiévaux, qui en avait été le berceau. De l'autre, il fallait trouver une affectation au bâtiment dont Napoléon avait ordonné l'érection pour le ministère des relations extérieures, mais dont ce dernier ne voulait pas. Le génie du régime de Juillet fut de décider en même temps les travaux du Palais de Justice avec ses trois niveaux de juridiction, la restauration de la Sainte Chapelle, la construction d'un nouveau ministère des Affaires étrangères et l'achèvement du palais d'Orsay. Sortie des dédales de l'île de la Cité pour s'installer sur les rives de la Seine dans un luxueux palais florentin, la Cour des comptes, dont Napoléon avait décidé la re-naissance, y gagna en lisibilité urbaine et en moyens matériels. Le rôle qu'elle remplit dans la vie publique du Second Empire s'explique sans doute par cette situation nouvelle. Du coup, la Commune la rangea parmi ces « grands corps » (Louise Michel) dont la destruction permettrait le passage à l'utopie d'un monde nouveau : le Palais fut incendié parmi d'autres symboles de l'État. Mails, à la différence de l'Hôtel de Ville, du Louvre, du Palais de Justice et l'hôtel de Salm, il ne fut pas reconstruit ; pas plus que l'ancien palais des Tuileries. La République hésita longuement puis vendit le terrain et les ruines à la compagnie des chemins de fer d'Orléans : ainsi fut édifiée la gare d'Orsay. La Cour des comptes, quant à elle, fut réinstallée dans les vestiges d'un ancien couvent de la rue Cantbon. Ce livre entreprend de débrouiller l'écheveau complexe d'une histoire séculaire. 4e de couverture