Une institution dégradante, la prison / Corinne Rostaing

Auteur principal:
Rostaing, Corinne, 1965-...., Auteur
Édition :
[Paris] : Gallimard : DL 2021
Description :
1 vol. (310 p.) ; 23 cm
Collection :
NRF essais
ISBN :
978-2-07-014540-9; br. Sudoc
Langue :
français
Sujets :
Prisons -- Sociologie -- France
Prisonniers -- Aspect psychologique -- France
Emprisonnement -- France
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Prêt ouvrages Bibliothèque de Sciences Po Lyon
Niveau 1
365 ROS (Browse shelf) Available S0410004603
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Bibliogr. p. [294]-300. Notes bibliogr. Index

La 4e de couv. indique : "Dégrader, c'est condamner la personne à perdre sa dignité. L'enquête exceptionnelle de Corinne Rostaing, fruit de trente années de recherche, notamment dans les prisons de femmes, révèle combien, aujourd'hui en France, la détention, malgré les continuelles améliorations, dégrade. Et cet effet ne se limite pas à la durée de l'incarcération ni aux seules personnes détenues. Assurément, les conditions diffèrent, selon que la personne incarcérée en maison d'arrêt pour le prévenu (en attente de jugement ou de jugement définitif) ou le condamné à une courte peine, en centre de détention pour les condamnés à des peines plus longues (moins de dix ans généralement) ou en maison centrale pour les condamnés à des longues peines ou nécessitant une surveillance particulière. Mais l'effet de l'enfermement, expérience totale et spécifique, est le même : l'espace limité, l'organisation bureaucratique, la vie artificielle, l'isolement et la promiscuité, l'ennui. L'incarcération provoque une remise en cause de l'identité et constitue une épreuve morale sans équivalent. Face à une mission de retrancher l'individu de la société, que pèse la mission de réinsertion sociale, du point de vue de l'institution et des personnes incarcérées ? Comment les sortants peuvent-ils s'en sortir ? La prison, réduite à un rôle de gardiennage d'individus, ressemble davantage, pour les 200 détenus qui en sortent chaque jour, à une voie sans issue qu'à un nouveau point de départ. Cet ouvrage formule la question essentielle : quel sens peut-on donner aujourdh'ui à la pein et à la prison dans la société démocratique ?"