Les logiques contemporaines de l'éthique d'entreprise. Recherche appliquée au cas Danone / Chambon Nadège

Auteur :
Chambon Nadège
Sous la direction de :
Baudry Bernard
Édition :
2003
Description :
102 p.
Sujets :
entreprise citoyenne
responsabilité
paternalisme
performance durable
gouvernement d’entreprise
management citoyen
éthique
Danone
parties prenantes
Documents en internet :
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Diplôme :
Mémoire de fin d'études
Résumé :
Nombre de grandes firmes engagent des actions en faveur de l’environnement, d’autres se font ambassadrices des Droits de l’Homme ou tentent de devenir un modèle de transparence et de gestion éthique. Mais est-ce durable ? Pour le savoir il faut décortiquer les logiques qui poussent l’entreprise à agir éthique, d’une part. Comprendre ces implications pour la vie de l’entreprise (gouvernement et management) d’autre part. Cette étude tentera de lever les ambiguïtés qui pèsent sur une notion mal connue et qui pourrait être une véritable promesse pour l’entreprise du XXIème siècle. « On considèrera qu’être « éthique » c’est agir et décider en fonction de valeurs prédéfinies, assumer sa responsabilité dans tous les domaines où elle est engagée, dans la mesure où cela ne remet pas en cause la rentabilité. » L’entreprise citoyenne ne sacrifie pas la performance économique à ses engagements militants (social, environnemental et sociétal). Sa mission première reste celle imposée par la logique financière, l’éthique ne peut pas aller contre elle, par contre elle peut la servir. Si l’engagement dans une démarche de responsabilité reste liée en Europe aux convictions des dirigeants, la firme trouve aujourd’hui un grand intérêt à « agir éthique ». Cela lui permet de répondre à des pressions extérieures comme aux besoins internes. Dans un contexte de financiarisation, cela lui permet de rétablir la confiance entre actionnaires et dirigeants. Mais de plus en plus, la firme se voit contrainte d’entamer une telle démarche car les règlements et législations fleurissent sur les thèmes de prédilection de l’éthique des affaires.Faire de l’entreprise une citoyenne, préoccupée par sa responsabilité sociétale n’est pas chose aisée. Pour cela il faut rénover les manières de penser la performance en passant d’une performance économique et de court terme à une performance globale et de long terme. Peu d’entreprises s’engagent dans une telle démarche car cela suppose de rénover les principes du gouvernement d’entreprise et ceux du management. L’étude de l’éthique du Groupe Danone permet de comprendre les dilemmes que posent ces impératifs contradictoires puisque le Groupe s’est engagé, bien avant la vague éthique contemporaine, depuis les années 1970, dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale.
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Mémoire de fin d'études

Nombre de grandes firmes engagent des actions en faveur de l’environnement, d’autres se font ambassadrices des Droits de l’Homme ou tentent de devenir un modèle de transparence et de gestion éthique. Mais est-ce durable ? Pour le savoir il faut décortiquer les logiques qui poussent l’entreprise à agir éthique, d’une part. Comprendre ces implications pour la vie de l’entreprise (gouvernement et management) d’autre part. Cette étude tentera de lever les ambiguïtés qui pèsent sur une notion mal connue et qui pourrait être une véritable promesse pour l’entreprise du XXIème siècle. « On considèrera qu’être « éthique » c’est agir et décider en fonction de valeurs prédéfinies, assumer sa responsabilité dans tous les domaines où elle est engagée, dans la mesure où cela ne remet pas en cause la rentabilité. » L’entreprise citoyenne ne sacrifie pas la performance économique à ses engagements militants (social, environnemental et sociétal). Sa mission première reste celle imposée par la logique financière, l’éthique ne peut pas aller contre elle, par contre elle peut la servir. Si l’engagement dans une démarche de responsabilité reste liée en Europe aux convictions des dirigeants, la firme trouve aujourd’hui un grand intérêt à « agir éthique ». Cela lui permet de répondre à des pressions extérieures comme aux besoins internes. Dans un contexte de financiarisation, cela lui permet de rétablir la confiance entre actionnaires et dirigeants. Mais de plus en plus, la firme se voit contrainte d’entamer une telle démarche car les règlements et législations fleurissent sur les thèmes de prédilection de l’éthique des affaires.Faire de l’entreprise une citoyenne, préoccupée par sa responsabilité sociétale n’est pas chose aisée. Pour cela il faut rénover les manières de penser la performance en passant d’une performance économique et de court terme à une performance globale et de long terme. Peu d’entreprises s’engagent dans une telle démarche car cela suppose de rénover les principes du gouvernement d’entreprise et ceux du management. L’étude de l’éthique du Groupe Danone permet de comprendre les dilemmes que posent ces impératifs contradictoires puisque le Groupe s’est engagé, bien avant la vague éthique contemporaine, depuis les années 1970, dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale.