States' responsibility in the development of trafficking in women for sexual exploitation. The case studies of the Russian Federation, the Netherlands and Greece / Rebowska Katarzyna

Auteur :
Rebowska Katarzyna
Sous la direction de :
Michelot Vincent
Édition :
2003
Description :
156 p.
Sujets :
Droits de l’Homme
droits de la femme
responsabilité de l’Etat en droit international
esclavage moderne
trafic d’êtres humains
trafic de femme en Europe
exploitation sexuelle
violence contre les femmes
discriminations basées sur le sexe
Documents en internet :
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Diplôme :
Mémoire de fin d'études
Résumé :
Titre en français : "La responsabilité des Etats dans l'augmentation du trafic de femmes dans le but d'exploitation sexuelle - Les cas de la Fédération Russe, des Pays-Bas et de la Grèce".Après la chute de l’Union Soviétique et l’ouverture des pays d’Europe de l’Est, le trafic de femmes, en provenance de ces pays, dans le but d’exploitation sexuelle s’est accentué au point de devenir un véritable problème international. Il est impossible de chiffrer précisément le nombre de femmes trafiquées d’Europe de l’Est dans l’industrie du sexe puisque c’est un phénomène caché. Dans un rapport publié en 2001, la Commission Européenne a cependant avancé le chiffre de 120 000 femmes trafiquées chaque année.Au-delà de la froideur des chiffres et des histoires individuelles dramatiques présentées régulièrement par les médias, il est essentiel de comprendre les causes du trafic de femmes dans le but d’exploitation sexuelle, afin de mettre en place des politiques publiques qui luttent efficacement contre ce fléau.Ainsi, les principales causes de ce trafic de femmes sont la féminisation de la pauvreté dans les pays d’origine, l’escalade des différentes formes de violence à l’encontre des femmes, ainsi que la corruption des nombreux agents d’Etat engagés dans ce trafic, par exemple les douaniers, et sans lesquels celui-ci ne pourrait avoir lieu aussi facilement. Dans les pays de destination, le manque d’assistance appropriée aux victimes du trafic ainsi que l’industrie du sexe ont un impact sur l’accroissement du nombre de femmes trafiquées. Le trafic de femmes est donc le résultat direct de violations des droits de l’Homme des femmes trafiquées.Il s’avère que les Etats ont eu une part de responsabilité importante dans l’augmentation du trafic de femmes dans les années 1990. En effet, en droit international des droits de l’Homme, les Etats ont l’obligation de non seulement protéger les individus vivant sur leurs territoires contre toute violation des droits de l’Homme, mais également de prévenir par les moyens nécessaires ces violations. Or, dans les pays d’origine des femmes trafiquées, tels que la Fédération Russe, l’Etat, par le biais de ses agents, a souvent commis ou fermé les yeux sur les abus commis à l’encontre des femmes. Les discriminations sur le marché de l’emploi étaient ainsi tolérées, parfois encouragées, sur le fondement que les hommes doivent subvenir aux besoins financiers de leurs familles et que les femmes doivent s’occuper de la maison et des enfants ; la police n’assistait pas les femmes battues par leurs conjoints car c’est affaire de vie privée ; etc. Dans les pays de destination, tels que les Pays-Bas et la Grèce, les femmes trafiquées ont souvent été traitées comme des criminelles parce qu’elles étaient entrées sur le territoire illégalement, qu’elles n’avaient pas de permis de travail, ou encore parce que la prostitution était illégale, au lieu d’être aidées en tant que victimes de terribles abus. Les Etats dans ce cas se trompaient de criminels et les trafiquants continuaient leur trafic en tout impunité. Les pratiques des Etats et l’absence de mesures récriminatoires ont ainsi laissé le champ libre au développement des abus commis à l’encontre des femmes. Ces abus ont en retour poussé certaines d’entre elles à croire qu’un meilleur avenir les attendait dans d’autres pays et à faire confiance à des individus sans scrupules.Au delà des violations des droits de l’Homme, il est évident que le phénomène de mondialisation contribue fortement au développement du trafic d’êtres humains en général. L’accès à l’information et aux transports, mais également l’accroissement des inégalités économiques entre les pays, sont aussi des facteurs à considérer lors d’analyses de phénomènes migratoires légaux et clandestins.Identifier la part de responsabilité des Etats dans l’augmentation du trafic de femmes est une étape indispensable dans la lutte contre ce trafic, car les Etats sont également les premiers acteurs dans cette lutte. C’est en changeant les pratiques des individus, qu’ils soient agents de l’Etat ou non, ainsi que les idées patriarcales sur lesquelles reposent ces pratiques, que l’on va pouvoir lutter efficacement contre le trafic de femmes.
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Mémoire de fin d'études

Titre en français : "La responsabilité des Etats dans l'augmentation du trafic de femmes dans le but d'exploitation sexuelle - Les cas de la Fédération Russe, des Pays-Bas et de la Grèce".Après la chute de l’Union Soviétique et l’ouverture des pays d’Europe de l’Est, le trafic de femmes, en provenance de ces pays, dans le but d’exploitation sexuelle s’est accentué au point de devenir un véritable problème international. Il est impossible de chiffrer précisément le nombre de femmes trafiquées d’Europe de l’Est dans l’industrie du sexe puisque c’est un phénomène caché. Dans un rapport publié en 2001, la Commission Européenne a cependant avancé le chiffre de 120 000 femmes trafiquées chaque année.Au-delà de la froideur des chiffres et des histoires individuelles dramatiques présentées régulièrement par les médias, il est essentiel de comprendre les causes du trafic de femmes dans le but d’exploitation sexuelle, afin de mettre en place des politiques publiques qui luttent efficacement contre ce fléau.Ainsi, les principales causes de ce trafic de femmes sont la féminisation de la pauvreté dans les pays d’origine, l’escalade des différentes formes de violence à l’encontre des femmes, ainsi que la corruption des nombreux agents d’Etat engagés dans ce trafic, par exemple les douaniers, et sans lesquels celui-ci ne pourrait avoir lieu aussi facilement. Dans les pays de destination, le manque d’assistance appropriée aux victimes du trafic ainsi que l’industrie du sexe ont un impact sur l’accroissement du nombre de femmes trafiquées. Le trafic de femmes est donc le résultat direct de violations des droits de l’Homme des femmes trafiquées.Il s’avère que les Etats ont eu une part de responsabilité importante dans l’augmentation du trafic de femmes dans les années 1990. En effet, en droit international des droits de l’Homme, les Etats ont l’obligation de non seulement protéger les individus vivant sur leurs territoires contre toute violation des droits de l’Homme, mais également de prévenir par les moyens nécessaires ces violations. Or, dans les pays d’origine des femmes trafiquées, tels que la Fédération Russe, l’Etat, par le biais de ses agents, a souvent commis ou fermé les yeux sur les abus commis à l’encontre des femmes. Les discriminations sur le marché de l’emploi étaient ainsi tolérées, parfois encouragées, sur le fondement que les hommes doivent subvenir aux besoins financiers de leurs familles et que les femmes doivent s’occuper de la maison et des enfants ; la police n’assistait pas les femmes battues par leurs conjoints car c’est affaire de vie privée ; etc. Dans les pays de destination, tels que les Pays-Bas et la Grèce, les femmes trafiquées ont souvent été traitées comme des criminelles parce qu’elles étaient entrées sur le territoire illégalement, qu’elles n’avaient pas de permis de travail, ou encore parce que la prostitution était illégale, au lieu d’être aidées en tant que victimes de terribles abus. Les Etats dans ce cas se trompaient de criminels et les trafiquants continuaient leur trafic en tout impunité. Les pratiques des Etats et l’absence de mesures récriminatoires ont ainsi laissé le champ libre au développement des abus commis à l’encontre des femmes. Ces abus ont en retour poussé certaines d’entre elles à croire qu’un meilleur avenir les attendait dans d’autres pays et à faire confiance à des individus sans scrupules.Au delà des violations des droits de l’Homme, il est évident que le phénomène de mondialisation contribue fortement au développement du trafic d’êtres humains en général. L’accès à l’information et aux transports, mais également l’accroissement des inégalités économiques entre les pays, sont aussi des facteurs à considérer lors d’analyses de phénomènes migratoires légaux et clandestins.Identifier la part de responsabilité des Etats dans l’augmentation du trafic de femmes est une étape indispensable dans la lutte contre ce trafic, car les Etats sont également les premiers acteurs dans cette lutte. C’est en changeant les pratiques des individus, qu’ils soient agents de l’Etat ou non, ainsi que les idées patriarcales sur lesquelles reposent ces pratiques, que l’on va pouvoir lutter efficacement contre le trafic de femmes.