La bataille pour les « coeurs et les esprits »... occidentaux / Schu Adrien

Auteur :
Schu Adrien
Sous la direction de :
Barbet Denis
Édition :
2010
Description :
135 p.
Sujets :
Guerre
Opinion publique
Communication
Afghanistan
Taliban
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Diplôme :
Mémoire de séminaire
Résumé :
Ce mémoire s’intéresse à la bataille de communication que se livrent le gouvernement français et les insurgés afghans pour le soutien des citoyens occidentaux dans la guerre en Afghanistan.La première partie traite du refus des ministres et du Président de la République d’employer le terme de « guerre » pour caractériser la nature de l’intervention française en Afghanistan. Nous montrons que cette position est problématique en cela qu’elle aggrave les divergences entre la réalité du terrain (il s’agit d’une guerre) et les perceptions et attentes de la population, qui n’est pas prête à faire face aux conséquences de la guerre.Dans une deuxième partie, nous nous intéressons à la reconstruction, l’un des moyens au service des militaires pour gagner la guerre (c’est la théorie de la contre-insurrection). Celle-ci est présentée par les membres du gouvernement comme constituant l’objectif premier de la présence française en Afghanistan. Cette justification est insuffisante à donner du sens à la mort des soldats français ; dès lors, ces morts – de plus en plus nombreuses – ne peuvent pas être comprises ni acceptées par la population. A terme, c’est le soutien à la guerre qui en pâtit.La troisième partie démontre que les opérations militaires, des insurgés comme de l’Otan, sont désormais pensées pour avoir un impact maximum auprès des opinions publiques occidentales. Parfois, l’objectif n’est même plus militaire mais exclusivement politique : une bataille est alors perdue ou gagnée selon ses conséquences psychologiques sur les citoyens français.En conclusion, nous revenons sur le concept de « résilience » qui se définit comme la capacité d’une société à encaisser des coups et surmonter des chocs. Nous montrons que la stratégie de communication choisie par le gouvernement affaiblit la résilience des citoyens français face aux chocs que leur font subir les insurgés afghans.
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Mots et symboles du politique Mémoire de séminaire

Ce mémoire s’intéresse à la bataille de communication que se livrent le gouvernement français et les insurgés afghans pour le soutien des citoyens occidentaux dans la guerre en Afghanistan.La première partie traite du refus des ministres et du Président de la République d’employer le terme de « guerre » pour caractériser la nature de l’intervention française en Afghanistan. Nous montrons que cette position est problématique en cela qu’elle aggrave les divergences entre la réalité du terrain (il s’agit d’une guerre) et les perceptions et attentes de la population, qui n’est pas prête à faire face aux conséquences de la guerre.Dans une deuxième partie, nous nous intéressons à la reconstruction, l’un des moyens au service des militaires pour gagner la guerre (c’est la théorie de la contre-insurrection). Celle-ci est présentée par les membres du gouvernement comme constituant l’objectif premier de la présence française en Afghanistan. Cette justification est insuffisante à donner du sens à la mort des soldats français ; dès lors, ces morts – de plus en plus nombreuses – ne peuvent pas être comprises ni acceptées par la population. A terme, c’est le soutien à la guerre qui en pâtit.La troisième partie démontre que les opérations militaires, des insurgés comme de l’Otan, sont désormais pensées pour avoir un impact maximum auprès des opinions publiques occidentales. Parfois, l’objectif n’est même plus militaire mais exclusivement politique : une bataille est alors perdue ou gagnée selon ses conséquences psychologiques sur les citoyens français.En conclusion, nous revenons sur le concept de « résilience » qui se définit comme la capacité d’une société à encaisser des coups et surmonter des chocs. Nous montrons que la stratégie de communication choisie par le gouvernement affaiblit la résilience des citoyens français face aux chocs que leur font subir les insurgés afghans.