Les processus de légitimation et d'institutionnalisation de l'art brut en France / Gaillon Mylène

Auteur :
Gaillon Mylène
Sous la direction de :
Sanier Max
Édition :
2011
Description :
165 p.
Sujets :
Art brut
Jean Dubuffet
légitimation
champ artistique
champ culturel
institutionnalisation
Aracine
LaM
musée
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Diplôme :
Mémoire de séminaire
Résumé :
L’art brut s’est donc construit autour d’un profond paradoxe : c’est un art défini comme a-culturel et qui n’existe pourtant que grâce à un regard culturel. Son existence dans le champ artistique dépend donc d’une opération de révélation qui passe par le discours. C’est cette opération de socialisation qui le menace déjà que va risquer Dubuffet lorsqu’il invente la notion en 1945. En fait, ce que Dubuffet risque avec l’art brut, ce n’est pas la désignation d’un ensemble de productions mais bien une nouvelle manière de penser l’art. L’art brut, tel qu’il a été conceptualisé par Dubuffet, n’est pas une catégorie esthétique mais témoigne de la volonté d’une nouvelle mise en sens de l’art. Dès lors comment comprendre la démarche des acteurs qui se saisissent de cette notion après Dubuffet ? Suite à une donation de l’association l’Aracine, le Musée Lille Métropole (LaM) possède aujourd’hui la plus importante collection française d’art brut. Il a ainsi été renommé Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, et présente la première collection publique d’art brut de France depuis le 25 septembre 2010. Pour la première fois en effet, l’art brut pénètre dans une institution culturelle où il est traité selon les normes muséales, sans distinction aucune avec les autres formes d’art. Cette étude cherche à suivre ce mouvement d’appropriation par les acteurs après Dubuffet et de métamorphose de l’art brut, à la lumière des écrits du peintre.
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Sociologie des acteurs et enjeux du champ culturel Mémoire de séminaire

L’art brut s’est donc construit autour d’un profond paradoxe : c’est un art défini comme a-culturel et qui n’existe pourtant que grâce à un regard culturel. Son existence dans le champ artistique dépend donc d’une opération de révélation qui passe par le discours. C’est cette opération de socialisation qui le menace déjà que va risquer Dubuffet lorsqu’il invente la notion en 1945. En fait, ce que Dubuffet risque avec l’art brut, ce n’est pas la désignation d’un ensemble de productions mais bien une nouvelle manière de penser l’art. L’art brut, tel qu’il a été conceptualisé par Dubuffet, n’est pas une catégorie esthétique mais témoigne de la volonté d’une nouvelle mise en sens de l’art. Dès lors comment comprendre la démarche des acteurs qui se saisissent de cette notion après Dubuffet ? Suite à une donation de l’association l’Aracine, le Musée Lille Métropole (LaM) possède aujourd’hui la plus importante collection française d’art brut. Il a ainsi été renommé Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, et présente la première collection publique d’art brut de France depuis le 25 septembre 2010. Pour la première fois en effet, l’art brut pénètre dans une institution culturelle où il est traité selon les normes muséales, sans distinction aucune avec les autres formes d’art. Cette étude cherche à suivre ce mouvement d’appropriation par les acteurs après Dubuffet et de métamorphose de l’art brut, à la lumière des écrits du peintre.