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Les ONG et la question humanitaire / Sylvie Brunel, dir. scientifique

Auteur(s) :
Brunel, Sylvie, 1960-...., Editeur scientifique
Centre de ressources et d'information sur les multimédias pour l'enseignement supérieur, Editeur
Édition :
Paris : Cerimes : 2003 Sudoc
Description :
1DVD zone 2 (78 mn) : coul., (PAL) son
Langue :
français
Pays :
France.
Sujets :
Aide humanitaire
Organisations non gouvernementales -- Économie politique
Mondialisation
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Notes générales :
Conférence donnée le 22 juillet 2003 par Sylvie Brunel
ONG = organisations non gouvernementales
Résumé :
En préambule, un constat s'impose : depuis la fin de la guerre froide, les ONG explosent et jouent un rôle croissant sur la scène internationale. ONG de terrain comme mouvements de lobbying et de sensibilisation, ONG du Nord et du Sud, ONG associatives mais aussi ce que les Anglo-Saxons appellent les gongos (gouvernemental NGO...) tirant leurs ressources de financements publics, les ONG sont partout, l'humanitaire fait recette et ses hérauts figurent en tête des personnalités préférées des opinions publiques occidentales. Mais déjà un premier paradoxe se fait jour : pourfendeurs de la mondialisation, les ONG en sont pourtant les principales bénéficiaires. La prolifération du mouvement associatif est en effet un pur produit de la mondialisation : jamais les mouvements associatifs n'ont pu bénéficier de telles caisses de résonance, de tels moyens médiatiques et de communication pour faire entendre leur voix. Le second paradoxe nous est fourni par le discours des ONG. Dans le concert souvent dissonant de leurs multiples revendications, émerge une constante : l'hostilité à toutes les formes de représentations traditionnelles du pouvoir et de la diplomatie internationales. Aux Etats, aux entreprises, aux agences institutionnelles de l'ONU et de ses organisations dérivées (FMI, Banque mondiale, OMC...), les ONG prétendent substituer une légitimité autoproclamée, la leur. Elles seules incarneraient la société civile, les autres acteurs ne pouvant être que des imposteurs. Et qui plus est, des imposteurs malfaisants. La deuxième question est donc celle de la légitimité des ONG face aux autres acteurs des relations internationales. D'autant que leurs dénonciations tous azimuts leur valent un courant de sympathie dans l'opinion publique et contribuent au discrédit de l'action politique classique. (Résumé de la jacquette)
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Prêt audiovisuel Bibliothèque de Sciences Po Lyon
Niveau 0
361.7 HUMA (Browse shelf) Available 0420462105
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Conférence donnée le 22 juillet 2003 par Sylvie Brunel

ONG = organisations non gouvernementales

En préambule, un constat s'impose : depuis la fin de la guerre froide, les ONG explosent et jouent un rôle croissant sur la scène internationale. ONG de terrain comme mouvements de lobbying et de sensibilisation, ONG du Nord et du Sud, ONG associatives mais aussi ce que les Anglo-Saxons appellent les gongos (gouvernemental NGO...) tirant leurs ressources de financements publics, les ONG sont partout, l'humanitaire fait recette et ses hérauts figurent en tête des personnalités préférées des opinions publiques occidentales. Mais déjà un premier paradoxe se fait jour : pourfendeurs de la mondialisation, les ONG en sont pourtant les principales bénéficiaires. La prolifération du mouvement associatif est en effet un pur produit de la mondialisation : jamais les mouvements associatifs n'ont pu bénéficier de telles caisses de résonance, de tels moyens médiatiques et de communication pour faire entendre leur voix. Le second paradoxe nous est fourni par le discours des ONG. Dans le concert souvent dissonant de leurs multiples revendications, émerge une constante : l'hostilité à toutes les formes de représentations traditionnelles du pouvoir et de la diplomatie internationales. Aux Etats, aux entreprises, aux agences institutionnelles de l'ONU et de ses organisations dérivées (FMI, Banque mondiale, OMC...), les ONG prétendent substituer une légitimité autoproclamée, la leur. Elles seules incarneraient la société civile, les autres acteurs ne pouvant être que des imposteurs. Et qui plus est, des imposteurs malfaisants. La deuxième question est donc celle de la légitimité des ONG face aux autres acteurs des relations internationales. D'autant que leurs dénonciations tous azimuts leur valent un courant de sympathie dans l'opinion publique et contribuent au discrédit de l'action politique classique. (Résumé de la jacquette)

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