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La diplomatie de connivence : les dérives oligarchiques du système international / Bertrand Badie

Auteur principal:
Badie, Bertrand, 1950-...., Auteur
Édition :
Paris : la Découverte : DL 2011
Description :
1 vol. (273 p.) ; 23 cm
Collection :
Cahiers libres
ISBN :
978-2-7071-6582-4; br. Sudoc
Langue :
français
Sujets :
World politics -- 1989-
Balance of powers -- 1990-
Diplomacy -- History
Relations internationales -- 1989-
Équilibre des puissances -- 1990-
Diplomatie -- Histoire
Pays industrialisés -- Relations extérieures -- 1990-
Developed countries -- Foreign relations -- 1990-
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Prêt ouvrages Bibliothèque de Sciences Po Lyon
Niveau 1
327.2 BAD (Browse shelf) Available 0400463287
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Bibliogr. p. [261]-270. Notes bibliogr.

Dans cet ouvrage, Bertrand Badie s'attaque à deux questions centrales des relations internationales actuelles : la nature du système " post-bipolaire " et le fonctionnement de ces étranges combinaisons multilatérales à la carte qui fleurissent sous les acronymes " G " les plus divers, G2, G8, G20, G177… En suivant le fil des systèmes internationaux successifs depuis le " Concert des nations " ouvert au Congrès de Vienne de 1815, il tente d'en dégager les principales caractéristiques à la lumière de quatre critères : leur degré d'inclusion, leur niveau de délibération, les liens et les alliances qui s'y constituent pour en dessiner les clivages, enfin le type de puissance et de domination qui s'y exerce. Le système actuel est ainsi " apolaire ", marqué par une diplomatie de club fondée sur une connivence frileuse et défensive, aux lacunes nombreuses, plutôt que sur une réelle gouvernance en quête d'efficacité. Cette configuration, souligne Bernard Badie, manque à la fois de discipline interne depuis la fin de la bipolarité, d'institutionnalisation et de mécanismes de coopération. S'efforçant de freiner l'ascension des grands pays émergents pour préserver les dominants traditionnels, se confondant parfois avec l'Occident au risque d'accélérer la diplomatie de contestation dans les pays en développement, cette diplomatie de club est présentée ici comme une pathologie de la scène mondiale, héritée du Concert des nations d'un XIXe siècle dans lequel l'auteur puise de nombreuses leçons.