La pensée anti-68 : essai sur les origines d'une restauration intellectuelle / Serge Audier

Auteur principal:
Audier, Serge, Auteur, Auteur de la postface
Édition :
Paris : la Découverte : impr. 2009
Description :
1 vol. (433 p.) ; 19 cm
Collection :
La Découverte-poche
ISBN :
978-2-7071-5873-4; br. Sudoc
Langue :
français
Sujets :
Idéologie -- France -- 1970-
Opinion publique -- France -- 1970-
Intellectuels -- France -- Attitudes -- 1970-
France -- 1968 (Journées de mai) -- Opinion publique
France -- 1968 (Journées de mai) -- Influence
France -- Vie intellectuelle -- 1970-2000
Localiser ce document dans d'autres bibliothèques
Document en ligne :
Accessible via Cairn.info
List(s) this item appears in: 2020 - débat d'histoire / complément bibliographique
Item type Current location Call number Status Notes Date due Barcode Item holds
Consultation électronique Consultation électronique Bibliothèque de Sciences Po Lyon
Consultation électronique
En ligne En texte intégral sur Cairn.info XX
Total holds: 0

Notes bibliogr.

La 4e de couverture indique : "La haine de Mai 68 est devenue un thème à la mode. Le slogan de Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 2007, sur l'indispensable liquidation du legs de 68, ne doit donc pas être réduit à un propos de campagne. Il s'appuie en réalité sur un travail idéologique qui a commencé dès les lendemains des événements et qui s'est poursuivi de commémoration en commémoration, jusqu'à devenir une vulgate à la fin des années 1990. Faut-il voir, dans cette fièvre anti-68, une simple " rhétorique réactionnaire " ? Quelles en sont les origines ? Quarante ans après, Mai 68 méritait-il de tels réquisitoires ? Pour répondre à ces questions, ce livre reconstitue la généalogie intellectuelle de ce discours. L'auteur montre ainsi comment Mai 68 n'a cessé d'être attaqué depuis des bords politiques opposés, de la droite extrême à la gauche communiste. Il souligne aussi que ce long procès s'est accompagné de profondes mutations dans le monde intellectuel, marqué par une contre-offensive libérale et conservatrice, une réaffirmation de l' " humanisme " et un retour au mythe républicain. Il montre enfin que cette entreprise de liquidation, justifiant un retour à des positions conservatrices, s'est accomplie à partir d'interprétations erronées de Mai 68. La Pensée anti-68 offre ainsi, pour la première fois, une discussion d'ensemble de tout un pan de la pensée française qui a voulu tourner la page des " maîtres à penser " des années 1960.3